Une langue internationale

Société
L'auteur
le 1/10/17, édité le 1/10/17
Pensez-vous que l'idée de créer une langue internationale soit bénéfique ? Et si oui, vaudrait-il mieux utiliser une langue déjà existante, tel que l'anglais ; ou alors en créer une nouvelle qui serait un mélange de toutes les langues déjà existantes actuellement, comme a voulu faire Ludwik Lejzer Zamenhof avec l’Espéranto ?

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Réponses (10)
Loup Mercis reçus : 27
le 1/10/17
1
Bénéfique, bien sûr, car elle permettrait à tous les humains de pouvoir échanger entre eux directement et je n'y vois pas d'inconvénient.

On s'y approche d'ailleurs petit à petit si on regarde les différentes puissances mondiales qui influent sur la culture générale, du côté "latin" en tout cas on a accepté la langue anglaise en tant que "base" de l'échange international, du côté du cyrillique, les russes très conservateurs au sein de leur politique ne lâchent pas leur langue pour le moment, mais les pays voisins plus ouverts s'adaptent petit à petit à l'anglais, et du côté des langues asiatiques, ils ont l'air d'accepter également cette langue comme passe-partout, et s'y adaptent, du côté des politiques et des commerciaux internationaux bien sûr, car au niveau de la population de manière générale encore peu parlent l'anglais dans le coin pour le moment mais ça évolue dans un sens positif.

C'est assez récent l'enseignement d'une deuxième et troisième langue au cours des études, et plus les années passent, plus l'intensité de l'éducation des langues s'accentue car son importance se fait de plus en plus évidente dans les esprits, à cette allure les descendants de notre génération parleront certainement mieux de manière générale les quelques langues permettant l'échange international.

La langue "anglaise" dominante est en pleine constante expansion, d'ici plusieurs dizaines d'années minimum, si les choses continuent à évoluer dans le sens actuel, on s'approchera de plus en plus de l'anglais en tant que langue d'échange "internationale".

À long terme, selon les politiques qui se mettront en place, il est possible que les autres langues en viendront à disparaître petit à petit, mais ça prendra énormément de temps avant de réelles "extinctions", mais le % de personnes parlant les langues en questions diminuera je pense de petit à petit, car les gens en sont déjà conscient qu'il est plus optimisé de maîtriser l'anglais qu'une autre langue, et certains en viendront à les laisser de côté.

Il est naïf de croire qu'il y aurait un consensus "Nous allons prendre des nuances de chaque langue et créer une nouvelle langue internationale", c'est mignon, mais dans notre monde actuel il semble que c'est la langue du pouvoir dominant dans les échanges commerciaux qui s'est imposé, les autres s'adaptent.

Je ne vois d'ailleurs même pas en quoi ce serait réellement mieux d'une manière évidente de créer un tel mélange. Les cultures évoluent et peuvent très bien s'adapter à la langue d'une autre culture de manière à en faire également leur langue principale. La mission d'une langue est de nous permettre de communiquer.

Le processus d'une langue internationale serait donc en mon sens déjà en cours, si les choses continuent à évoluer en ce sens, ça devrait être l'anglais, qui est déjà en cours d'instauration, mais son intégration complète prendra évidemment du temps.
"Pourquoi, chef de la meute, réponds, réponds. Galopons-nous vers les fusils, traqués,
Et n'essayons-nous pas d'enfreindre l'interdiction ?
" - https://www.youtube.com/watch?v=x_HhWosCvYc
L'auteur
le 1/10/17
Merci pour ton avis !
Il se trouve que l'argument principal des moins réceptifs à la mise en place d'une langue internationale se base sur le choix de la langue ; pourquoi l'anglais et pas une autre langue, comme la leur, qu'est-ce qui justifie qu'une langue serait plus apte à convenir pour ce choix qu'une autre ect. C'est pour répondre à ce genre d'interrogation que l'Espéranto a été créé : une langue internationale qui s'est voulu neutre et facile d’apprentissage.
Loup Mercis reçus : 27
le 1/10/17
Il n'y a pas de langue spécifiquement plus apte qu'une autre à partir du moment où elles répondent toutes correctement à leur mission sans être plus limitée que d'autres, elles sont toutes juste "aptes".

On n'a pas vraiment choisi la langue, elle s'est instaurée toute seule dans le cadre de l'effet sociétal selon les circonstances.
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Winterwise Mercis reçus : 9
le 2/10/17
Pour ajouter des arguments à la question, une langue est indissociable de la culture qui la parle et son histoire, on retrouve ainsi dans toute langue des spécificités et des concepts propres à une culture. 

Bien que l’anglais, comme la plupart des langues usuelles, se soit répandu au point d’être comprise par la majorité, il reste des éléments culturels qui sembleront toujours « exotiques » à certains et que l’on pourrait perdre. 

Même si on penche en faveur de l’expansion et domination de la langue comme moteur de dialecte universel, il serait irresponsable d’en négliger les ressorts. Il suffirait d’étendre le même élan d’expansion à l'idée d’une culture universelle pour se rendre compte de la perte culturelle considérable que cela engendre. 

Et s’il y a débat, c’est qu’il y a possible décision. 

(Et un petit aparté, deux choses peuvent répondre au même besoin, toutes deux aptes, pourtant il en demeure possible de voir, objectivement, qu’une est préférable à l’autre. Il faut vouloir se pencher plus loin que les critères passables si on souhaite faire un avis le plus complet possible.)

L’autre argument en faveur de la création d’une langue universelle neutre est de la concevoir de la base, sans un bagage culturel, avec un sens commun à tous. C’est pouvoir répondre à la conception, à ces concepts de langage qui dérangent tels le genre, le possessif et les divers temps. Ces constructions peuvent être réfléchies et choisies et non imposées par l’usage, avec son lot d’ambiguites et de non-sens.

Décréter que c’est une idée naïve parceque dans ce monde le dominant gagne est un frein au progrès et à la raison pour le seul goût de la victoire. C’est une philosophie qui n’apporte pas au meilleur, uniquement à l’inexorable tendance accumulative, pour le meilleur ou le pire, car seul le temps en demeure le juge.
Loup Mercis reçus : 27
le 2/10/17
Il n'y aurait pas de perte culturelle à proprement dit, mais plus précisément une baisse d'activité de certaines cultures qui resteront inscrites dans l'histoire quoi qu'il en soit, et il y aura sûrement de nouvelles cultures qui naîtront sous d'autres formes, c'est une voie d'évolution qui peut sembler dérangeante dans le cadre où on est attachée aux diverses cultures actuelles.

(Dans le cas présent deux langues répondent au même besoin, de la même façon)

Des concepts de languages peuvent déranger, mais ils ne semblent pas déranger la majorité, ni même de la même façon, bien que certains peuvent paraître "objectifs", dans tous les cas il ne semble pas être nécessairement utile de les modifier.

Un consensus est naïf dans le sens où il y aurait très peu de chances que ça se réalise non seulement dans ces circonstances dans le système général, mais aussi, et surtout, avec la diversité que notre société représente, un accord unanime est pratiquement impossible à partir du moment où plusieurs opinions sont possibles.
"Pourquoi, chef de la meute, réponds, réponds. Galopons-nous vers les fusils, traqués,
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Winterwise Mercis reçus : 9
le 2/10/17
Une baisse, d'une certaine façon, est une perte. Une baisse de la diversité est une perte de nombreuses espèces.
L'Histoire est quand même le bel entrepôt du passé, de ce qu'on a perdu ou n'a pas souhaité conservé.
D'autres cultures naitront, cet argument entraine également l'idée que d'autres langages naitront, dès lors que la culture universelle était prise en parallèle. Cela contredit l'argument.

Sans en être attaché, ce n'est que du respect que de conserver ce qui, aux yeux de soi ou d'autres, a de la valeur.
Et nul dirait que la culture n'a aucune valeur, sans engendrer un virulent débat.

(Dans le cas présent, à savoir les langages existants et éventuels, deux formes peuvent répondre au besoin de manière bien différente. Ce serait très réducteur de dire que le chinois et l'anglais, ou la langue des signes, permettent la communication de la même façon. Juste prendre l'anglais contre l'Esperanto, c'est manquer une grande part de l'interrogation initiale.
D'autres parts, il ne s'agit pas seulement de répondre au besoin mais de répondre au besoin de la meilleure des manières. C'est ce que suggérait le thème lancé.)

Attendre qu'une majorité soit dérangée pour considérer un problème est aussi un point de vue discutable, fermer les yeux sur les perturbations mineures ne les fait en aucun cas disparaitre ni n'en diminue les effets. 

Ce n'est pas parce qu'il y a "peu de chances" que ça se réalise qu'il ne faut pas en discuter, et que la démarche de recherche d'un système international n'est pas complètement dénué d'intérêt. D'autres systèmes ont pu s'accorder pour concevoir un système international (comme les unités S.I., par exemple, dont seuls des conservateurs fermes - USA - utilisent encore).

Les opinions n'empêchent en rien le consensus, à partir du moment où l'on comprend qu'on peut faire des compromis, c'est impossible dès lors que l'on reste fermement campé sur son opinion et que l'on souhaite que forcément la sienne soit adoptée.
C'est impossible à coup sûr si l'on s'empêche d'essayer. Mais comme tu l'as dit il y a une faible chance que ce soit possible. Est-ce vraiment naïf en ce sens, si le but est souhaitable ? Beaucoup de choses sembleraient impossible il y a longtemps, si l'on s'était dit qu'il était naïf de penser ainsi. 

On n'ouvrirait pas la question s'il était naïf d'envisager des alternatives.



Loup Mercis reçus : 27
le 2/10/17
Une perte au niveau de l'activité actuelle mais en terme d'existence idéologique et historique, elle n'est pas perdue.

Différentes cultures peuvent utiliser un même language. 

Une différence de language n'est pas nécessaire pour différencier deux cultures. 

Garder en mémoire une culture qui a évolué en une nouvelle, c'est une manière d'estimer sa valeur.

Il n'était pas question d'estimer si le problème est réel ou non, mais sa probabilité de tourner en une telle résolution dans le cadre où un problème est réellement existant.

Il est justement naïf de croire qu'une solution peut être établie en "consensus" lorsque la solution-dite n'est pas prouvée comme étant la plus "évidente" et que la diversité des voix représente plusieurs milliards d'individus différents.

"Beaucoup de choses sembleraient impossible il y a longtemps, si l'on s'était dit qu'il était naïf de penser ainsi. " Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de choses qui ait changé de par un consensus au sein de notre société, si même il y en a eu une seule qui ait changée d'une telle manière. De manière générale les changements de telles ampleurs se sont faits par influence générale sur des majorités ou par imposition.

Il n'a pas été dit qu'il était naïf d'envisager des alternatives. Il a été dit qu'une des alternatives proposées était naïve.
"Pourquoi, chef de la meute, réponds, réponds. Galopons-nous vers les fusils, traqués,
Et n'essayons-nous pas d'enfreindre l'interdiction ?
" - https://www.youtube.com/watch?v=x_HhWosCvYc
Winterwise Mercis reçus : 9
le 2/10/17, édité le 2/10/17
"Prouvée comme étant la plus évidente" est un joli non-sens.

"De manière générale les changements de telles ampleurs se sont faits par influence générale sur des majorités ou par imposition."
Le consensus recherché n'a pas à être fait par chaque individu, il n'a pas été question de ça.
Il est question de ne pas laisser l'usage majoritaire décider.

"Il n'a pas été dit qu'il était naïf d'envisager des alternatives. Il a été dit qu'une des alternatives proposées était naïve."
Par contre, l'idée évoquée étant que les choses suivent leurs cours, ca laisse la place à une alternative intentionnelle ?

"On n'a pas vraiment choisi la langue, elle s'est instaurée toute seule dans le cadre de l'effet sociétal selon les circonstances."
Elle évolue aussi selon différents accords qui influe sur les usages, un mot ne sort pas de nul part et cela vient aussi d'un choix plus ou moins appuyés par la majorité de favoriser tel ou tel mots. C'est bien flou de dire qu'on ne choisi par quand c'est une accumulation de facteur et non le produit d'un complet hasard.

Je ne vais pas jouer le jeu à revenir sur toutes les réponses succinctes cherchant simplement à trouver une issue de logique à ce que j'ai mis en avant sans chercher à comprendre le fait évoqué. Lorsqu'on prend un argumentaire comme un problème à résoudre de manière efficace, on clot rapidement la discussion.

Tropsa Mercis reçus : 2
le 15/10/17
1
Eh les gars, fini de rêver ? J'aime la langue française et les français. La langue est aussi l'expression d'une mentalité, d'une philosophie propre à chaque peuple. N'éteignons pas ces richesses de l'humanité. Pourquoi rechercher l'uniformité ? Je veux de la couleur, et non que tout soit gris ! Je veux de beaux accents et non un ton monocorde !
L'auteur
le 15/10/17
1
Dans mon idée, cette "langue internationale" ne viendrait pas prendre la place de notre langue maternelle mais plutôt celle de la langue LV1 (pour la France, cette langue internationale prendra la place de l'anglais par exemple). En fait l'idée ne serait pas question d'une uniformité, mais plutôt comme d'un moyen certain pour que tout le monde puisse se faire comprendre en parlant la même langue. Il n'est aucunement question de perdre notre langue maternelle qui fait partie de l'identité national, que certain aime tant.

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