Avez vous déjà aidé quelqu’un qui se faisait harceler?

Société
Motherlode Mercis reçus : 8
le 7/10/17
Le harcèlement de rue.
Ou alors avez vous déjà vu quelqu’un le faire? 
Racontez moi. Vos témoignages. Tout est ouvert sur n’importe quelle situation. Sinon comment auriez vous réagis? Avez vous regretté de ne pas avoir aidé? 

Ma réaction : 😯 😔 😠 👏

Réponses (6)
Anonyme
le 7/10/17
Je n'ai pas le souvenir d'avoir pu assister à une telle scène. Je pense que ceux qui harcèlent essayent sûrement d'se faire très discret pour éviter justement que les esprits comme les miens se mettent en travers de leur démarche.
Anonyme
le 7/10/17
1
Pas vécu de harcèlement, par contre il n'y a pas longtemps j'ai croisé une aveugle qui avait des difficultés pour trouver son chemin. J'aurais du lui proposer de l'aide spontanément mais au lieu de ça je l'ai regardé tâtonner tous les coins autour d'elle avec sa canne. J'ai pas été assez réactif et c'est quelqu'un d'autre qui est allé l'aider, alors que j'étais plus proche d'elle que lui. Après coup, j'ai regretté de ne pas avoir été réactif. 😟
Tropsa Mercis reçus : 2
le 15/10/17
Quand j'étais plus jeune, j'aimais marcher la nuit dans les rues. On voyait toute espèce de gens. A vrai dire, j'avais de quoi me défendre en cas de problème. Un jour, ou plutôt une nuit, j'ai surpris une jeune femme se faire insulter par un type, j'ai mis fin à la discussion. Une autre fois, j'ai coursé dans la rue un sale type qui courrait après une jeune fille en l'insultant. Mais je crois que le plus triste a été de rencontrer une vielle prostituée qui me demandait de l'argent, apparemment parce qu'elle n'avait trouvé personne...
Juju Mercis reçus : 3
le 16/10/17
Bonsoir, oui j'ai regretté de ne pas avoir aidé une jeune fille qui se faisait crier dessus par son copain. Finalement, elle a su s'en défaire seule mais j'aurais voulu intervenir.
Signé : N.J
Monseigneur Mercis reçus : 37
le 28/11/17, édité le 2/12/17
Je me permets de réactualiser cette discussion avec un petit témoignage.
Je me trouvais alors dans la ligne 7 (une ligne qui est ma foi pas très bien fréquentée aux heures tardives) accompagné d'un camarade. Un homme alcoolisé s'assoit à côté de nous et engage la conversation ; on se met alors à "discuter" avec lui, même si ses propos sont parfois incohérents à cause de l'alcool. Arrive la station de mon camarade, il me souhaite "bon courage" avant de descendre du train. L'homme alcoolisé continue la discussion, moi de même puisque je n'y voyais aucun inconvénient. Puis à commencer à entrer dans la conversation des termes comme "t'es mignonne", "j'ai craqué sur toi", "je suis amoureux de toi", n'ayant pas envie de lui montrer que ses commentaires m'aient déstabilisé, je décide de faire comme si de rien 'était, en restant polie et respectueuse. Plus que deux arrêts avant de descendre. Il commence à me questionner sur ma destination, à dire qu'il va me suivre, je lui réponds fermement qu'il ne doit pas le faire, qu'il doit retourner à ses occupations (j'ai préféré ne pas lui dire de "rentrer chez lui" étant donné que je ne savais pas s'il était SDF ou non, pour éviter de le froisser ou de l'énerver). Plus qu'un arrêt. Il me sort tout d'un coup qu'il veut me "faire l'amour", je lui réponds que ce n'est pas envisageable, plusieurs fois, pour qu'il comprenne bien qu'il ne faut pas insister. Mon arrêt est là, je décide d'attendre la dernière minute afin d'être sûr qu'il ne me suivra pas. Ça sonne, les portes vont se fermer mais j'ai réagi trop tard, elles se ferment devant moi. Il ne se lève pas de son siège, je suis soulagée, il parle mais je ne l'écoute plus, attendant avec impatience le prochain arrêt. Mais quelques secondes plus tard il commence à se lever, il se rapproche dangereusement de moi, me dit qu'il va m'accompagner. Je lui dis non. L'arrêt est enfin là, les portes s'ouvrent, je descends mais je reste juste devant les portes, je lui dis que je vais rentrer chez moi, et qu'il ferait mieux de faire de même, qu'il ne doit pas me suivre. Les portes se ferment. Je pars comme si de rien était. Moi à pied sur le quai de la station, lui dans le métro, tout va bien.

Je me suis mise à trembler en écrivant ces mots, au début je pensais que ce n'était qu'à cause du froid. Mais le tremblement ne cessait pas, et je n'avais pas froid. Même si sur le coup, cette histoire ne m'avait rien fait, et même encore maintenant, et pourtant, je crois que j'ai été plus touché que je ne le pensais.
Je n'ai pas parlé des personnes qui assistaient à la scène, tout simplement parce que c'est comme si elles n'avaient pas été là. Personne n'est intervenu. Peut-être que vue de l'extérieur, je donnais l'impression de savoir ce que je faisais, de ne pas avoir besoin d'aide, que je contrôlais la situation, ce qui pourrait expliquer leur non-intervention. Je dois bien avouer que je m'attendais à un minimum d’interactivité de leur part. Mais il est vrai que ce qui m'est arrivé est totalement minime et ne méritait sans doute que peu d'attention.
"Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. - Et je l'ai trouvée amère. - Et je l'ai injuriée." Arthur Rimbaud
Anonyme
le 17/2/18
J'ai déjà regretté de ne pas avoir aidé quelqu'un dans la rue, c'était une femme qui pleurait et pour qui son compagnon n'avait aucune compassion et l'enfonçait encore plus. Etant donné que j'avais du mal a évaluer la situation j'ai préféré ne pas m'en mêler mais sur le moment j'ai eu une forte impression qu'elle avait besoin d'aide, c'est assez difficile à expliquer, c'est une déduction que j'avais faite à partir de détails que j'avais perçus sur le moment et dont je ne me souviens plus maintenant. Parfois c'est assez difficile de savoir s'il est nécessaire d'intervenir, mais je pense que j'aurais dû suivre mon ressenti.    

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